Dans ce monde traversé par la violence, il en est une que nous cotoyons régulièrement et qui ne fait pas défiler les foules, qui ne mobilise pas les partis et les syndicats, qui ne suscite pas de pétitions. Elle est pourtant là, près de nous, familière, tapie au sein de notre entourage, de notre milieu professionnel. Elle traverse toutes les couches de la société. Vous n'en trouverez guère mention dans votre quotidien favori, ou de toute façon, de manière très discrète.
C'est la violence faite aux femmes.
Aujourd'hui jeudi 25 novembre, c'est la journée nationale contre la violence faite aux femmes. Une journée parmi d'autres, banalisée comme journée du goût, qui mobilisera plus d'énergies aux sein des établissements que celle que nous devrions consacrer à ce problème de société.
Pourtant ce sont les femmes qui sont le plus victimes, du chômage, de la précarité, des violences morales et physiques. Cette journée devrait durer, pour que cela cesse, 365 jours.